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Dimanchez-moi (dimanche et moi)

Si depuis petite les chiffres et les jours ont des couleurs et un sexe, je garde une relation particulière avec le dimanche. Ce jour impair, qui ne rime avec rien, même pas avec grasse mat’. Promesse de farniente, qui finalement défile comme si je n’en faisais pas partie. 
Dans mon enfance les dimanche avaient le gout des repas de famille, des grillades et des pic-nic avec les amis d’amis. C’était aussi promener le chien tout en révisant mes multiplications, que ma mère prenait la peine de me dire en allemand pour que ce soit comme à l’école. Je pouvais regarder la télé avec pratiquement aucune restrictions. C’était des histoires sans queue ni tête où le poney or devait se marier au poney bleu, mais où rien n’allait comme il fallait. Shelly se faisait abandonnée par Barbie, qui en fait s’était fait coupé la tête par le monstre du corridor – le chien en l’occurrence. Le monde s’arrêtait. Mais il y avait toujours cette petite boule qui venait se loger dans mon ventre une fois 17h passé. Le pire horaire des mes semaines. L’angoisse de ne pas avoir fait un devoir pour le lendemain. Devoir régler le réveil pour retourner à l’école. 
Aujourd’hui les dimanche me font moins peur. Ils sont même la promesse d’une journée entièrement libre pour faire ce que je veux. Dormir, lire, jouer, regarder. Depuis que j’ai quitté le cocon familiale les dimanches sont des jours où je reste enfermée chez moi, qu’il fasse mauvais ou beau, je laisse un peu de chance à l’automne et l’hiver et leur accorde quelques promenades, des fois. C’est mon moment rien qu’à moi. On prend le temps de petit déjeuner à deux, copieusement. Je mange ce que je veux, je fais ce que je veux, et je ne le fais pour personne d’autre que pour moi. Le dimanche me permets de me mettre à jour dans mes séries, des films que je veux voir depuis des mois, des livres que je veux prendre le temps de refeuilleter, de relire en diagonale. J’ai mes petites traditions, que j’aime reproduire les dimanches. Des sortes de rituels que je fais, pour m’assurer une bonne semaine. J’ai apprit à aimer le dimanche. Mais à 17h, j’ai encore cet arrière gout de peur du lundi matin, et j’ai de nouveau 11 ans pour quelques heures. 

28 réflexions au sujet de “Dimanchez-moi (dimanche et moi)”

  1. Coucou Margaud,Que je comprends parfaitement ces sentiments que t'apporte le dimanche. Je vis, à quelques détails près, la même. Qui recommence chaque semaine et ce, depuis des années. Comme une impression que le week-end de manière générale passe beaucoup trop vite et le dimanche encore plus. J'ai à peine du temps pour profiter de ce que je veux moi, mais passer du temps également avec mon homme. Qu'on ait nos moments aussi…Le mieux serait d’instaurer un dimanche à 72h, je pense que cela nous aiderait beaucoup ! Je te souhaite un excellent dimanche, de belles lectures.

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  2. Tout pareil. Je pense qu'il faut savoir profiter de ce jour…comme on veut (et non pas …un maximum il y a une idée de liberté dans le dimanche). Et pourtant c'est un jour ingrat parce qu'inexorablement il y a le lundi qui pointera le bout de son nez. On y planifie milles choses mais on voudrait pouvoir en faire milles de plus. Bon dimanche ;)Ps : j'adore les dimanches et l'automne/hiver et au fond de moi (comprend je ne sais pas l'expliquer) j'ai l'impression que ce sont des ambiances liées entre elles. Liées à la nostalgie, à l'enfance,…

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  3. Un joli article, moi aussi j'aime beaucoup les dimanches, un jour un peu à part où l'on peut paresser sans culpabiliser. J'ai lu quelque part qu'il fallait conserver une activité que l'on aime beaucoup pour les dimanches soirs afin de combattre la petite déprime de 17h. Depuis, je réserve systématiquement le visionnage de mes séries préférés pour le dimanche soir, du coup j'ai hâte d'y être et j'en oublie le lundi qui arrive. Bon dimanche.

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  4. Salut. Moi aussi j'aime pas les dimanches soir. Javais même creer un topic sur un forum. Le club de la déprime du dimanche soir il y a longtemps. Ados c'était l'école. Et maintenant le travail. Je trouve que cela passe trop vite….

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  5. Cela ne fait pas longtemps que j'apprécie le dimanche en tant que tel. Avant il était synonyme de \ »retour à l'école\ », car je faisais mes devoirs principalement ce jour-là, sans compter sur le fait que le dimanche soir je devais me coucher tôt pour \ »bien commencer la semaine\ ». Mais depuis j'ai grandi (un exploit), j'ai pris mon envol vers mon propre cocon et là j'ai apprécie les dimanches à larver et faire ce que je veux sans avoir à sortir le bout de mon nez dehors. Et puis j'ai déménagé dans le Sud et les dimanches (avec la mer) ont toujours un petit goût de vacances 😉

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  6. Coucou Margaud,Ton texte m'a beaucoup ému car je m'y reconnais beaucoup! Surtout cette boule d'angoisse de 17h… Pour ma part, elle augmente même au moment où l'émission Sept à Huit commence 🙂 lol. Dès que j'entends le générique, j'ai une bouffée d'angoisse. Et pourtant, l'école c'est finie pour moi mais ça reste! Gros bisous et bonne semaine ❤

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  7. Salut Margaud je te comprend tout a fait même si moi c'est pas du tout la même chose, je n'aime pas le dimanche, je suis triste le dimanche. On ne vois personne, tout est fermé et pour moi qui déteste être seul cejour un peu mort me donne le cafard… 😉

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  8. Je me reconnais vraiment dans ton article! Pour moi, le dimanche est encore aujourd'hui, et ce depuis ma naissance, la journée sans obligations et douce de la semaine. Et, comme toi, le lundi était une peur dans mon enfance, et même à 18 ans, le lundi me rend mal et angoissée. J'adore ce que tu écris ♥

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  9. Que je connais bien l'angoisse du dimanche soir! De mon coté, je ne l'ai jamais eue associée à l'école, mais je l'ai découverte lors de mes premiers emplois, cette boule au ventre à en avoir la nausée… Mais heureusement aujourd'hui, je me construit petit à petit un emploi rien qu'à moi, mon entreprise. Et du coup, l'angoisse du dimanche soir a disparu en même temps que la notion de weekend. Je m'autorise un jour à peu près libre par semaine, mais il s'agit dorénavant rarement du dimanche, et de toute façon, l'angoisse s'est faite toute petite ces temps ci, et qu'il est doux de pouvoir voir le lendemain comme une nouvelle opportunité et non plus une terreur!

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  10. C'est très joli :). Je t'avais dit que tu étais une poète !Très joli et très juste. Mais la petite boule peut finir par disparaître… quand on commence le travail le lundi après-midi ! Je ne sais pas si ce sera le cas pour moi l'année prochaine, mais ça permet de faire passer la pilule. Quand j'étais plus jeune, je prenais le train pour rentrer le dimanche soir au lycée ou dans mon appart d'étudiante, et le week-end était quasi fini le dimanche midi en fait… Mais maintenant ça va mieux, et j'essaie de faire du sport le dimanche pour ma part. Difficile de rester en place…

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  11. C'est bien écrit ! Cependant, étrangement, je n'ai le sentiment de peur QUE lorsque c'est un jour où je dois rendre le travail, et pas particulièrement le dimanche soir. En fait, moi c'est surtout la paresse qui m'empare à ce moment là, pas la peur. Peut-être que c'est le fait d'avoir fait les devoirs en avance ou aidée par ma mère qui m'a empêché cette angoisse. C'est étrange…

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  12. Quelle belle idée. Je ne peux que t'encourager dans ce que tu as entreprit. J'aimerais beaucoup avoir un rythme de vie, que j'aurais fait moi même. Avec mes horaires, et mon boulot. Je n'y suis pas encore. Mais ça viendra peut être.

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  13. Oh la photo qui illustre ton article est sympa, de qui est-elle ? On combat aussi le blues du dimanche soir en invitant des amis à dîner ou on partage un déjeuner très tardif qui s'étire… Je cocoonne aussi pas mal 🙂 C'est dingue de se créer cette petite peur qui picote (si on avait un bouton \ »mute\ »…) : nous sommes très nombreux à l'avoir dans mon entourage (tout le monde en fait) et chez toi ?

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  14. Je me sens assez isolée dans ce cas je dois dire… Chez moi on l'a pas trop. Et j'avoue, je n'aime pas trop recevoir des gens le dimanche XD Je préfère buller. Mais je combats cette petite angoisse avec des séries tv, un bon bain, et ça s'arrange petit à petit. J'aime beaucoup cette image en effet… de qui est-elle par contre, ça reste un mystère…

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  15. Je ne connais pas trop cette angoisse…petite, j'aimais l'école, plus grande, j'aimais les études et maintenant, en étant bibliothécaire, je ne travaille pas le lundi!Par contre, même si j'aime mon métier passionnément, je ressens cette angoisse le vendredi soir, à l'idée de ne plus avoir de week-end complet avec ma famille…

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  16. Super article! Je te comprends complètement! C'est drôle, mais je commence à penser au lundi matin vers 17h également … En fait, je n'ai jamais porté le dimanche dans mon cœur. C'est une journée que j'ai toujours trouvée un peu fade puisqu'elle se trouve entre l'effervescence du samedi et la flemme du lundi. Tu ne sais pas trop si tu dois te réjouir d'avoir encore un jour de répit ou bien commencer à te dire que ce weekend est passé une fois de plus bien trop vite. J'envie très fort mon monsieur qui arrive à savourer pleinement cette journée, sans penser à la semaine qui s'apprête à recommencer mais pour ma part, ce n'est pas possible 😛

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